Assurance Décès – Invalidité : Bon à savoir (1ère partie )

Bonjour,

Sur ce forum, j’ai quelquefois lu des interrogations d’accédants/emprunteurs qui posaient la question : « Est-ce que le taux de prime Assurance Décès – Invalidité de x, xx% que me propose ma banque est un bon taux ? »

Il m’apparaît impossible de répondre à cette question car, en contrepartie d’une prime à payer il y a des garanties.
Comparer le seul critère financier du taux de prime sans comparer lesdites contreparties n’a pas de sens.

Parallèlement au taux de prime, je vous propose donc quelques conditions des prestations garanties qu’il faut prendre en considération.

D’autre part il y a plusieurs façons de calculer la prime Assurance Décès Invalidité et, suivant la pratique, le total à payer sera différent.

I) – Clauses spécifiques des garanties
1.1) – Délais d’attente

Dans certains contrats il est prévu un délai d’attente, et ce délai d’attente peut-être plus ou moins long.
Ainsi, si vous avez un délai d’attente de 12 mois, vous payez votre prime mais si un sinistre survient dans cette période vous n’êtes pas couvert.

1.2) – Délai de franchise ou délai de carence
Au-delà de ce délai d’attente il peut y avoir une franchise.
Ceci veut dire que, le sinistre étant déclaré, vous n’êtes pas indemnisé dès le 1er mois.

Exemple  : Délai attente 12 mois et délais franchise/carence 90 jours.
– Vous avez un sinistre avant 12 mois. Bien qu’ayant payé les primes, vous ne serez pas indemnisés
– Vous avez un sinistre après le 12è mois. Vous êtes donc indemnisable mais du fait du délai de franchise de 90 jours, vous ne serez indemnisé qu’à partir du 91è jour.

1.3) – Ages de fin de garanties
Suivant les assureurs concernés et suivant les risques assurés, les âges auxquels les garanties prennent fin peuvent varier.
Par exemple, le décès pourrait être indemnisé jusqu’à 65 ans chez les uns mais 70 ans chez les autres.
Même remarque pour l’invalidité permanente et temporaire mais les âges peuvent êtres différents.

1.4) – Plafond de garantie
Pour chaque risque assuré, il peut exister un plafond de garantie ; il peut même exister un plafond par assuré tous risques confondus.

1.5) – Questionnaire santé – Visite médicale
Suivant les cas, il est ou non demandé de remplir un questionnaire médical, voire de passer une visite médicale

Il existe forcément une relation entre le taux de prime est ces dispositions particulières.
Il va de soi qu’un contrat assurance décès – invalidité :
– Sans délai d’attente
– Sans délai de franchise / Carence
– Avec âge de fin de garantie élevé
– Avec plafond de garantie très important
– Sans questionnaire médical
se verra appliquer un taux de prime nettement plus important.

A l’inverse, un taux de prime « pas cher » peut correspondre à de moins bonnes conditions d’indemnisation.

II) – Modes de calcul des primes

Il existe deux façons principales de calculer la prime assurance décès invalidité :

2.1) – Calcul sur le capital initial (ADI sur CI) = le montant de la primes sera toujours le même et l’échéance « Assurances comprises » sera constante

2.2) -Calcul sur le capital restant dû = le coût diminue en même temps que le capital dû.

Mais, dans cette dernière pratique, on trouve deux façons de faire différentes :

2.21) – Le taux de prime n’est pas compris dans le taux du prêt (ADI sur CRD « out »).
La prime est donc en dehors de l’échéance. Comme elle est calculée sur le capital dû et qu’elle diminue tous les mois, l’échéance « assurances comprises » sera dégressive.

2.22) – Le taux de prime EST INCLUS dans le taux du prêt (ADI sur CRD/ « in »).
L’échéance constante calculée intègre donc l’assurance mais la répartition «capital amorti / Intérêt payé / assurance payée » se trouve modifiée ainsi que le montant réel des primes payées.

Pour les prêts immobiliers c’est le calcul sur capital initial (2.1 – ADI CI) le plus répandu.
Mais les deux autres techniques existent aussi (Prêts immobiliers et/ou autres)

III) – Conséquences.
A taux de primes égal
– La méthode « 2.21 – ADI CRD out » serait la moins chère
– Ensuite viendrait la pratique « 2.22 – ADI CRD in »
– La plus chère serait donc la « 2.1 – ADI CI »

Mais, justement, les taux appliqués varient suivant les pratiques.

A titre d’exemple, « grosso modo »
– Si le taux de prime de la méthode « 2.1 – ADI CI » est de 0,40% l’an
– La « 2.21 – ADI CRD out » sera de 0,65%
– Et la « 2.22 – ADI CRD in » de 0,55%.

Outre les conditions de garanties, il est donc aussi utile de regarder quelle méthode est employée car à un taux apparemment faible peut correspondre un total payé plus élevé

Voir exemple dans fichier Excel joint
Nécessité de disposer de Winzip pour l’ouvrir
Vous pouvez faire des simulations en saississant vos données propres dans les zones vertes.

(Suite sur les assurances déléguées dans la seconde partie)
http ://blog.cbanque.com/aristide/10/assurance-deces-invalidite-bon-a-savoir-2e-partie-ajout-assurance-deleguee/

Attached files

cBanque_Comparais&.zip (178.5 KB)

12 pensées sur “Assurance Décès – Invalidité : Bon à savoir (1ère partie )”

  1. D’abord il faut remarquer que tout étant strictement égal par ailleurs, en l’absence de frais de dossier, le TEG est strictement identique en techique « out » et « in ». (NB – Appellations mnémotechniques initiées par moi même)

    Si non vous avez raison de dire « à taux de primes égales » car, en réalité, grosso modo, ce taux sera de 0,60% en technique « out » contre seulement 0,50% en technique « in » (pour 0,40% sur capital initial).

    Donc, en présence de frais et à taux de primes égales, le TEG serait effectivement plus élevé en technique « out » qu’en technique « in » du fait d’échéances dégressives.

    Concernant le coût du crédit corrigé, il y a plusieurs choses à dire :

    1) – J’ai bâti cet applicatif à des fins d’utilisations professionnelles il y a une vingtaine d’années, époque où je n’avais pas encore développé le concept de coût du crédit corrigé.
    Comme, depuis, j’ai proposé divers autres outils qui prennent désormais ce concept en compte je n’envisage pas de modifier ledit applicatif.

    2) – Contrairement à ce que vous écrivez, le coût du crédit corrigé ne prend pas en compte « le phénomène euros constants »; il tient simplement compte du manque à gagner en intérêts sur toutes les sorties de trésorerie (y compris apport personnel) que l’emprunteur ne peut donc plus rentabiliser à son profit.
    Pour raisonner en « euros constants » il faudrait actualiser au taux de l’inflation (déflater) tous les flux de trésorie.
    Et le taux moyen de l’épargne de l’emprunteur n’est pas égal au taux de l’inflation; pour prendre ce dernier en compte ce serait un autre calcul parallèle à prévoir ce que je n’envisage pas de faire.

    3) – Hormis la technique (« in » ou « out »), toutes choses étant égales par ailleurs, le coût du crédit corrigé sera certes différent mais le résultat ira dans le même sens que celui indiqué par le TEG.

    A mon sens les principaux inconvénients (***) du TEG sont
    + Un raisonnement prêt par prêt qui ne donne pas une vue globale à l’emprunteur (Le « TEG d’ensemble » est une autre de mes notions qui contourne cet inconvénient)
    + Une utopie qui suppose que les flux de trésorerie pourraient être rentabilisés au taux recherché
    + Absence de prise en compte de l’apport personnel
    (***) Il y en d’autres liés aux contraintes réglementaires de son calcul.

    Au contraire le coût du crédit corrigé permet :
    + Un raisonnement tous prêts confondus
    + Une hypothèse de rémunération plausible au taux de l’épargne de l’emprunteur
    + Le prise en compte de l’apport personnel qui est considéré comme un prêt, au taux de l’épargne, que l’emprunteur se consent à lui même.

    Cordialement

  2. Bonjour,

    Je ne vois pas les choses ainsi.

    Tout d’abord, ainsi que déjà dit, le taux de l’épargne n’est pas identique à celui de l’infaltion.

    Mais sutout les concepts ne répondent pas aux mêmes objectifs.

    En calculant le coût du crédit corrigé on cherche à estimer le coût réel pour l’emprunteur; coût qui est le cumul de charges réellement payées (intérêts + assurances) et de manques à gagner (intérêts qu’il perd sur des sommes qu’il verse à des tiers et qu’il ne peut donc pas/plus rentabiliser à son profit)

    Le calcul en euros constants, quant à lui, vise à comparer/relativiser par rapport à une référence

    Exemple
    Supposons :
    + Une mensualité de 1.000€ pour un revenus de 3.000€ soit un taux d’endettement de 33%
    + Une inflation de 1% sur 20 ans

    Dans 20 ans, si l’on admet que les salaires suivent l’inflation, le revenu de notre emprunteur passerait – en euros courants – de 3.000€ à (3.000€ X (1,01)^20) =/= 3.660€

    La charge de 1.000€ restant constante, dans 20 ans, toutes choses restant égales par ailleurs, le taux d’endettement ne serait plus que de 1.000€/3.660€ = 27,32% au lieu de 33% initialement.

    Maintenant, si au lieu de raisonner à 20 ans on actualise à l’instant « t » de mise en place du crédit, l’échéance payée dans 240 mois représenterait (1.000€ x (1,01)^-20) = 819,54€
    Soit un taux d’endettement de 819,54€/3.000€ = 27,32€ identique au précédent calcul.

    Mais le problème est plus complexe car ici je n’ai pris que la dernière échéance; pour bien faire il faudrait considérer et actualiser toutes les échéance de 1 à 240 mois.

    Un crédit de 165.022€ à 4% sur 240 mois donnera exactement une échéance de 1.000€.
    Si je « déflate » ces échéances à 1% je constate que mon capital emprunté actuel de 100.000€ équivaudrait alors à 217.441€.

    Ou encore que – toutes choses restant égales par ailleurs – si le revenu évolue effectivement au rythme de l’inflation, en maintenant un taux d’endettement de 33%, le crédit de 165.022€ pourrait être remboursé en 178 mois au lieu de 240 mois.

    …..mais, concrètement, à quoi ces calculs serviraient-il ?

    Avec un tel crédit de 165.022€ à 4% sur 240 mois j’ai un coût du crédit de 74.978€.

    En supposant un taux d’épargne de 2% sur la période le manque à gagner en intérêts sur les échéances versées à la banque serait de =/= 54.727€ ce qui donnerait une coût du crédit corrigé de
    => 74.978€ + 54.727€ =/= 129.705€

    En « déflatant » le coût du crédit simple à 1% on obtient :
    => 74.978€ X (1,01)^-20 =/= 61.447€

    En « déflatant » le coût du crédit corrigé à 1% on obtient :
    => 128.705€ X (1,01)^-20 =/= 105.479€

    Mais quelle serait l’utilité réelle de ces calculs ?

    Si j’ai bien compris, votre façon de voir les choses scindent le calcul en deux phases
    + Une période passée où l’on calcule avec un taux d’épargne connu
    + Une période future une l’on raisonne à partir d’un taux d’inflation anticipé

    Si c’est bien celà, c’est « ajouter des choux et des carottes » puisque ces deux taux ne sont pas identiques et pas forcément ni corrélés.

    A la limite on pourrait prendre un taux d’épargne connu pour la première période te un taux d’épargne anticipé pour la seconde mais pas un taux d’inflation..

    Mais, ce qui intéresse un emprunteur c’est une estimation des coûts réels à l’instant « t » où il sollicite son crédit afin qu’il puisse faire le meilleur choix.

    Procéder à de tels calcul en milieu de prêt, pourquoi pas…..mais son crédit sera déjà en place depuis longtemps; quel en serait l’utilité ?

    Par ailleurs il n’aurait pas, à mon avis, besoin de ces calculs (que la plupart des emprunteurs lambda auraient sans doute du mal à faire) pour percevoir l’évolution des taux et, le cas échéant, solliciter une renégociation ou un rachat de crédit si ces taux ont régressé sur le marché.

    Cordialement,

  3. Sur la méthode de calcul j’ai, mois par mois, cumulé les échéances versées à la banque et calculé – toujours au mois le mois – les intérêts simples à 2%.
    Ensuite, chaque fin d’année (en fait tout début année suivante), j’ai capitalisé (ajouté au cumul des échéances) les intérêts « produits » (en fait perdus) dans l’année écoulée.

    Sur le principe des calculs je reste en désaccord avec le fait de considérer que le taux de l’épargne est identique au taux de l’inflation

    Ainsi on calculerai 12000X1,02^19+12000X1.,02^18+…+12000. On obtiendrai ainsi le coût total en euro constant

    Non, ce ne seraient pas des « euros constants » mais des « euros courants »
    Les euros constants se calculent par rapport à l’origine.

    Sur la faisabilité pratique de tels calculs combien d’emprunteurs seraient-ils réellement capables de le faire ?

    Quelle serait d’ailleurs le réel intérêt d’avoir un calcul déflaté ou inflaté ?

    Si le coût du crédit (simple ou corrigé) est supérieur dans l’offre de la banque « A » par rapport à celui de la banque « B », à paramètres de calculs identiques, il sera toujours supérieur en calculs déflatés ou inflatés.

    Cdt

  4. Bonjour,

    Oui, en actualisant au taux de l’inflation, de « -1 » à « -D » (ou l’nverse) il sagirait d’un calcul en euros constants puisqu’il ramènerait chaque flux de trésorerie payés de 1 à D à sa valeur en euros à la date de mise à disposition des fonds.

    En « inflatant » comme vous le disiez ci-dessus vous faites l’inverse; vous portez la valeur de chaque flux à sa valeur en euros à la date de fin du prêt = euros courants

    Mais quel serait l’utilité de tels calculs; un emprunteur qui paie 1.000€ par mois à sa banque se prive des intérêts qu’il pourrait par exemple percevoir à =/= 4% sur une assurance vie.

    L’inflation étant de l’ordre de 2%, faire un calcul du coût du crédit corrigé avec ce taux d’inflation serait donner un mauvaise vision du coût réel supporté par l’emprunteur; c’est 4% qu’il perdrait et non pas 2%.

    L’objectif du coût du crédit corrigé est de donner à l’emprunteur un critère de comparaison plus juste que le coût du crédit simple (qui ne tient pas compte de « l’effet temps » = perte rémunération sur les flux) et plus plausible que le TEG (qui suppose un utopique taux de rémunération des flux à ce même taux) et , ainsi, de mieux comparer diverses offres.

    Si vous remplacez l’utopique taux d’épargne du TEG par un taux d’inflation divergeant du taux de rémunération on tombe de « Charybde en Scylla »

    Sil s’agit alors de bien calculer à 4% pour ensuite « déflater » à 2%, l’objectif étant toujours celui de comparer des offres concurrentes, quel serait l’intérêt réel pour l’emprunteur de connaître les résultats déflatés ?

    Nous sommes d’accord pour dire que si le coût du crédit (simple ou corrigé) est moins élevé dans la banque « A » que dans la banque « B », après calculs déflatés, le résultat ira dans le même sens.

    L’emprunteur n’a donc aucun besoin de ces calculs pour bien choisir; pour moi c’est une démarche inutile sans compter que très peu d’emprunteurs sont probablement capables de l’entreprendre.

    Cordialement,

  5. Si nous sommes d’accord pour dire que votre vision du CCC et le calcul d’un cout total corrigé en « inflatant » les sommes (d’un pourcentage d’inflation anticipé)

    Ben non, je ne suis pas d’accord; je ne calcule pas le CCC avec un taux d’inflation anticipé mais avec un taux d’épargne qui devrait être précisé par l’emprunteur concerné pour coller à sa propre réalité.

    Le taux d’inflation n’est pas un taux dépargne anticipé; le taux d’inflation est le taux de dépréciation de la monnaie = avec le même nombre d’euros on obtient moins de contreparties (produits et/ou services).

    Le taux d’épargne peut être inférieur au taux de l’inflation (perte de pouvoir d’achat de cette épargne) ou supérieur (gain de pouvoir d’achat de cette épargne)

    Sur la définition de ce qu’est un euro constant je suis désolé de ne pouvoir vous suivre.

    A toutes fins utiles :

    Définition de Euro constant – Lexique de finance
    Euro constant

    Des projections sont faites en euros constants dès lors qu’elles n’incluent pas l’inflation dans leurs estimations qui ne portent donc que sur des évolutions en volumes. Par opposition à l’euro courant.

    http://www.vernimmen.net/html/glossa…constant_.html

    Prix courants – prix constants
    Définition
    Les prix courants sont les prix tels qu’ils sont indiqués à une période donnée, ils sont dits en valeur nominale. Les prix constants sont les prix en valeur réelle c’est-à-dire corrigés de la hausse des prix par rapport à une donnée de base ou de référence. On utilise de la même façon les termes euros constants et euros courants

    http://www.insee.fr/fr/methodes/defa…-constants.htm

    1) Taux d’intérêt réel et taux d’intérêt nominal
    Imaginons que vous empruntiez pour un an 100 euros à 5% d’intérêt. Vous devrez donc rembourser 105 euros au bout d’un an.
    Imaginons à présent que les prix aient augmenté de 5% sur l’année. Cela signifie que, pour acheter la même quantité de biens et de services qu’avec 100 euros en début d’année, il faut 105 euros en fin d’année.
     Par conséquent, la valeur « réelle » de 105 euros en fin d’année est la même que 100 euros en début d’année ! On dit alors que le taux d’intérêt « réel » est nul.
    Vous l’aurez compris, le taux d’intérêt réel est en fait le taux d’intérêt « en volume » ou « en euros constants ».
    On devrait donc le calculer ainsi : Taux d’intérêt réel : (Taux d’intérêt nominal / Indice des prix) x 100
    … mais en fait, on fait : Taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal – taux d’inflation.
    On a alors la règle suivante : quand le taux d’intérêt réel est positif, ce que les prêteurs qui sont gagnants ; quand les taux d’intérêts réels sont négatifs, ce sont les emprunteurs qui sont gagnants.

    http://www.la-revanche-des-ses.fr/FICHEMETHODE5.doc

    Je pense par ailleurs que l’on a fait le tour du sujet et que de plus longs échanges n’apporteront rien de plus.

    Cordialement,

  6. Les euros courant contrairement aux euros constants ne sont pas transposable dans le temps (sinon on en perd son latin).

    OK

    Vous pensez (j’imagine) euro courant « à la date de fin de prêt »

    Non, pas forcément.
    C’est à la date du moment.
    Si j’ai obtenu un crédit sur 20 ans en 2000 et qu’en 2010 je veuille actualiser les flux au taux de l’inflation, l’euro courant sera celui de 2010 (et pas 2020 fin de prêt); je déflaterai donc de « e*(1+i)^-10 » à « e*(1+i)^-1 »
    Si je fais la même démarche en 2020, l’euro courant sera celui de 2020 et je déflaterai de « -20 » à « -1.
    (Il va sans dire que « l’euro courant « 2010 » n’est pas le même que « l’euro courant 2020 »)

    je dis : euros constant ayant comme origine la date de fin du prêt. (et ma formulation me semble plus juste, même si nous voulons exprimer la même chose)

    En procédant ainsi vous cherchez à savoir quel aurait été le capital en euros courants de de la fin du prêt que vous auriez obtenu à l’origine;

    Je vous ai fait le calcul ci-dessus :

    Un crédit de 165.022€ à 4% sur 240 mois donnera exactement une échéance de 1.000€.
    Si je « déflate » ces échéances à 1% (3% d’inflation => taux net en approximation = 4%-3% = 1% – en réalité 0,9975%),
    je constate que mon capital emprunté actuel de 100.000€ équivaudrait alors à 217.441€.

    Par rapport au post d’origine et en se mettant à la place d’un emprunteur dont le souci est de comparer des offres concurrentes, objectivement, je ne vois pas l’utilité d’un tel calcul.

    – une implication logique : « si taux d’épargne = taux d’inflation » => même calcul à constante multiplicative près.
    La première assertion est vraie que vous le vouliez ou non,

    La méthode de calcul est la même soit.
    Mais le paramètre « taux » n’est pas le même et, surtout, ne vise pas les mêmes objectifs.
    Ces taux ne sont pas interchengeables.
    Eventuellement ils donnent lieu à deux calculs complémentaires, au taux de l’épargne dans un premier temps, puis une actualisation au taux de l’inflation dans un second temps.
    Mais nous sommes d’accord pour dire qu’avec l’objectif de comparer deux offres ce second calcul serait superfétatoire.

    – Réfuter l’hypothèse taux d’épargne = taux d’inflation

    la deuxième est un débat qui m’est indifférent et dans lequel je suis en tout point près à me ranger à votre avis.

    Hormis – peut-être – quelques rares exceptions, c’est une réalité quasiment toujours constatée.

    Dans la suite de la suggestion que je vous ai exprimée ci-dessus je pense que ce débat peut désormais s’arrêter là.

    Cordialement,

  7. Il est bon de noter que, à taux de primes égales, si la technique ADI CRD OUT donne un meilleur coût total que la technique CRD IN, elle est moins bonne en terme de TEG et donne lieu à un plus fort effort d’épargne en début de prêt. Un coût du crédit corrigé dont vous êtes si friand pour prendre en compte le phénomène en euros constant eu été intéressant à mon sens.

  8. Ahh voila, je me demandais d’où venais cette différence sur le TEG étant donné que les 2 CRD étaient soumis au même taux.
    Pour le coût du crédit corrigé, si on prend au lieu du taux de l’épargne le taux de l’inflation anticipé, on arrive à faire coïncider les 2 concepts. Car après tout plutôt que de déflater, pour raisonner en euro constant du début du prêt, on peut « inflater » ceux du début et faire le calcul en euros constant de la fin du prêt. Enfin c’est ma façon de le voir.

  9. Sur le principe : Vous ajoutez au coût du crédit, le manque à gagner en intérêts. J’ai peut être trop l’habitude du livret A et vois le taux d’inflation fortement corrélé au taux de rémunération de mon épargne, mais là n’est pas mon débat.
    Pour me simplifier les calculs, je ferais des considérations à l’année et pas au mois le mois.
    Dans votre exemple, le coût du crédit corrigé se calcul avec 12 000X1,02^19+12000X1,02^18+…+12 000-165022=12000X(1.02^20-1)/0.02-165022=126546. Je retrouve à peu près votre coût du crédit corrigé, la différence venant de mon approximation à l’année (j’ai considéré l’épargne investi uniquement en fin d’année). Si je fais la moyenne avec un calcul similaire en considérant l’épargne investi en début d’année, je devrais encore être plus près : 129462, pas si mal comme approximation pour le coup.
    Ce que je vois dans cette formule : Si on considère un taux d’inflation de 2% également et qu’on veut une idée du coût de son prêt en euro constant de l’année de la fin du prêt, comment s’y prendrait-on ? On « inflaterait » les sommes payées dans la vie du prêt par 1,02^N où N serait le nombre d’année séparant la fin du prêt. Si on veut convertir en euro constant de l’année du début du prêt, il suffit de diviser par un facteur 1,02^-19 (ou -20 je suis pas là pour ergoter sur des effets de bord).
    Ainsi on calculerai 12000X1,02^19+12000X1.,02^18+…+12000. On obtiendrai ainsi le coût total en euro constant, un calcul qui me parait bien similaire à celui de votre coût corrigé du crédit.
    C’est en ce sens, que j’estime que si on remplace le taux de son l’épargne par le taux de l’inflation qu’on anticipe dans le calcul de votre CCC, on tombe sur une notion de coût en euro constant.
    C’est du moins mon point de vue.

  10. Non, ce ne seraient pas des « euros constants » mais des « euros courants »
    Les euros constants se calculent par rapport à l’origine.

    Des euros courants dans votre vision du CCC et de ses intérêts, mais avec un calcul identique (au détail près qu’il faudrait changer le taux pour prendre l’inflation anticipé plutôt que le taux d’épargne), c’est le coût en euros constants (en prenant comme origine l’année de fin de mon prêt, on est encore libre de fixer son origine :-D )

    Si le coût du crédit (simple ou corrigé) est supérieur dans l’offre de la banque « A » par rapport à celui de la banque « B », à paramètres de calculs identiques, il sera toujours supérieur en calculs déflatés ou inflatés.

    Bien sur puisque j’essaie juste de dire que c’est des calculs analogues.
    Dès lors que les calculs sont complétement analogue, on parle de la même chose, votre vision du CCC avec intérêt capitalisé à un taux d’épargne devient un cout du crédit en euro constant de la fin du prêt avec à la place un taux d’inflation anticipé (certainement différent) .

    Tout cela pour simplement expliquer ma petite remarque du tout début.
    Cdt

  11. Si nous sommes d’accord pour dire que votre vision du CCC et le calcul d’un cout total corrigé en « inflatant » les sommes (d’un pourcentage d’inflation anticipé) donnent lieu à 2 calculs complétement similaire, c’est que nous nous sommes compris. Dès lors un même calcul peut donner lieu à 2 interprétations différentes. Que vous trouviez mon interprétation de votre calcul « sans intérêt pour l’emprunteur » est votre droit le plus strict.
    Pour moi qui fait principalement du livret A, j’ai du mal à considérer le taux de mon épargne fondamentalement différent de celui de l’inflation, mais j’admets bien volontiers qu’on puisse ne pas le voir ainsi.

    Pour votre définition d’euro courant, nous n’avons pas la même. Pour moi, des euros constants sont des euros « inflatés » ou « déflaté » sur une durée par rapport à une origine qui peut être choisi librement. Le choix de cette origine importe peu puisque le but est généralement de comparer des choses entres elles, et que le « change » d’une somme en euro constant à une autre ayant une origine différente se fait par un simple coefficient multiplicatif, qui ne risque donc pas de changer la position relative de 2 sommes. Cette définition s’oppose aux euros courants qui sont simplement l’addition basique des sommes au travers le temps du placement sans correction. Dans le cas d’un crédit, les euros courants donnent donc à mon sens tout simplement le coût total.
    Cordialement,

  12. En « inflatant » comme vous le disiez ci-dessus vous faites l’inverse; vous portez la valeur de chaque flux à sa valeur en euros à la date de fin du prêt = euros courants

    Les euros courant contrairement aux euros constants ne sont pas transposable dans le temps (sinon on en perd son latin). Vous pensez (j’imagine) euro courant « à la date de fin de prêt », je dis : euros constant ayant comme origine la date de fin du prêt. (et ma formulation me semble plus juste, même si nous voulons exprimer la même chose)
    Un somme exprimée en euro courant ne souffre d’aucun artifice de calcul, c’est juste l’accumulation des sommes nominales (« sticker prise »), dans notre cas, les traites du prêt qui ne varient pas.
    Quant à ne pas faire la distinction entre :
    – une implication logique : « si taux d’épargne = taux d’inflation » => même calcul à constante multiplicative près.
    et
    – Réfuter l’hypothèse taux d’épargne = taux d’inflation

    il y a un monde.
    La première assertion est vraie que vous le vouliez ou non, la deuxième est un débat qui m’est indifférent et dans lequel je suis en tout point près à me ranger à votre avis.
    Cordialement,

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:wink: :-| :-x :twisted: :) 8-O :( :roll: :-P :oops: :-o :mrgreen: :lol: :idea: :-D :evil: :cry: 8) :arrow: :-? :?: :!: