Placer ses avoirs ou bien les utiliser pour un remboursement anticipé ? – Nouvel applicatif.

Bonjour,

Un premier billet antérieur traitait de l’intérêt éventuel à rembourser un crédit par anticipation plutôt que de conserver une épargne existante ou attendue.

Placer ses avoirs ou bien les utiliser pour un remboursement anticipé ?

https ://blog.cbanque.com/aristide/17/placer-ses-avoirs-ou-bien-les-utiliser-pour-un-remboursement-anticipe/

Il va sans dire que la réponse dépend à la fois des conditions du crédit (taux intérêt, assurances et frais divers) mais aussi du taux de rémunération de l’épargne.

A ce billet, dont lien ci-dessus, est joint un applicatif qui présente les caractéristiques suivantes :

  • Il permet de simuler :
    • Uniquement un remboursement anticipé total
    • Mais à deux dates différentes
    • Uniquement un crédit à échéances constantes
    • En considérant deux taux de rémunération de l’épargne ; un taux pour l’épargne préexistante et un autre pour la nouvelle épargne (= placement des échéances libérées)

A ce nouveau billet est joint, ci-dessous,  un nouvel applicatif qui présente d’autres possibilités :

  • Il permet de simuler :
    • En même temps trois remboursements anticipés partiels et un remboursement total
    • Par contre ils sont tous simulés à la même date
    • Les simulations peuvent porter soit sur un prêt à échéances constantes soit sur un prêt à paliers d’échéances.
    • Mais il ne prévoit qu’un seul taux d’épargne
    • Une macro permet de calculer – dans chaque hypothèse de remboursement anticipé – le « Taux pivot de rémunération de l’épargne »

=> C’est cette fonctionnalité qui explique qu’un seul taux de rémunération de l’épargne soit prévu contrairement à l’autre applicatif qui en permet deux.

=> Par ailleurs ce second applicatif permet d’intégrer divers frais et deux primes d’assurances différentes.

Pour le éventuels frais de dossier trois options sont possibles :

  • Payés dès le départ
  • Payés avec la première échéance
  • Répartis sur les premières échéances

Différences d’approches entre ces deux applicatifs

=> Le premier

+ Considère que l’épargne préalable est égale au montant du crédit.

+ Utilise le « Coût du Crédit Corrigé Net » c’est-à-dire que le Coût du Crédit Corrigé « Brut » est diminué des intérêts susceptibles d’être perçus par la rentabilisation des échéances et/ou différences d’échéances libérées après remboursement anticipé.

=> Le second

+ Considère que l’épargne préalable est égale au montant du remboursement anticipé total plus l’indemnité de remboursement anticipé (IRA) éventuelle.

+ Utilise le « Coût du Crédit Corrigé (Brut) » c’est-à-dire le Coût du Crédit Corrigé sans tenir compte des intérêts susceptibles d’être perçus par la rentabilisation des échéances et/ou différences d’échéances libérées après remboursement anticipé.

Dans ce cas, ces intérêts susceptibles d’être perçus par la rentabilisation des échéances et/ou différences d’échéances libérées ne sont cependant pas ignorés ; ils se retrouvent dans la valeur du patrimoine financier acquis au terme du crédit initial.

Cette nouvelle façon de procéder permet – dans chaque cas simulé – un « contrôle de Cohérence » où l’on constate que la somme :

=> « Coût du Crédit Corrigé (Brut) » + « Valeur du Patrimoine Total (physique + financier) » = Valeur constante.

=> En fait, c’est le principe « des vases communicants » ; au lieu de déduire les intérêts potentiels perçus sur les échéances ou fractions d’échéances libérées du Coût du Crédit Corrigé Brut, ils sont ajoutés dans le patrimoine financier et accroissent donc le patrimoine total.

=> Et, in fine, les conclusions/orientations de l’un et l’autre de ces deux applicatifs sont identiques.

Méthodologie

NB) – Cet applicatif Excel est présenté par défaut réduit à 62%.

Pour plus de lisibilité vous pouvez accroître le facteur d’agrandissement ; « signe ‘’ + ‘’ = Zoom en bas et à droite de l’écran ».

  1. Renseigner toutes les cellules matérialisées en vert.
  2. Lecture des résultats qui peut se faire en quatre endroits :
    • Coût du Crédit Corrigé – Cellules « J26 » à « O26 »
    • Valeur du Patrimoine Total – Cellules « J27 » à « O27 »
    • Gain sur le Coût du Crédit Corrigé – Cellules « Z16 » à « AC16 »
    • Accroissement de la valeur du patrimoine total  – Cellules « Z17 » à « AC17 »
    • NB) – Pour information les gains sur le Coût du Crédit Simple sont aussi donnés à titre indicatif dans les cellules « Z20 » à « AC20 » mais, ainsi que déjà précisé à de très nombreuses reprises, ce critère de comparaison est le moins pertinent de tous.

  3. Les comparaisons sont calculées à partir du taux de rémunération de votre épargne saisi en cellule « AC5 ».

La fonctionnalité « Calcul du taux pivot de rémunération de l’épargne » permet une autre approche utile si vous ne connaissez pas le taux réel de rémunération de votre épargne.

Ainsi, en cliquant sur le bouton macro « CALCUL » (cellule « AC3 »), après quelque instants,  les quatre taux pivots de rémunération de l’épargne s’afficheront dans les cellules « Z14 à AC14 » au regard de chaque montant de remboursement anticipé simulé.

L’atteinte de ce taux pivot de rémunération de l’épargne permet d’arriver au « point mort » ; c’est le taux où tant le gain sur le coût du crédit corrigé (brut) que l’accroissement de la valeur du patrimoine total (= patrimoine financier + patrimoine physique) est nul.

Ainsi avec un taux réel de rémunération de l’épargne inférieur à ce taux pivot le remboursement anticipé vous fait gagner de l’argent.

Inversement, avec un taux réel de rémunération de l’épargne supérieur à ce taux pivot, le remboursement anticipé vous fait perdre de l’argent.

Plus d’explications à partir de de l’exemple proposé par défaut.

Il s’agit d’un prêt à échéances constantes avec les caractéristiques suivantes :

  • Montant = 200.000 €
  • Durée = 240 mois
  • Taux prêt = 2%
  • Taux 1ère assurance = 0,30% sur capital initial (***)
  • Taux 2ème assurance = 0,40% sur capital initial (***)

(***) Les autres assiettes de calculs éventuellement utilisées suivant les banques et les types de crédits ne sont pas prévues.

Le cas échéant, des simulations avec des crédits assortis d’assurances basées sur le capital restant dû ne sont donc pas possibles.

 

+ Frais divers autres que frais de dossier = 5.000 €

+ Frais de dossier = 2.000 € avec option « Payés au départ »

+ Les remboursements anticipés simulés sont supposés être effectués après paiement de l’échéance de rang « 100 » avec :

– + – Trois remboursements partiels de 10.000 €, 15.000 € et 20.000 €

– + – Un remboursement total du capital restant dû après paiement de l’échéance de rang « 100 ».

+ Une indemnité de remboursement anticipé (IRA) est supposée négociée au taux de 0,50%.

+ Le taux de rémunération de l’épargne est supposé de 0,75% (= livret « A »)

Lecture des résultats

=> L’on constate que, fonction de l’importance du remboursement simulé :

  • Le Coût du Crédit Corrigé (brut) décroit de 100.325 € (= pas de remboursement) à 73.628 € (= remboursement total) (cellules «K26 » à « O26 »).
  • La Valeur du Patrimoine Total évolue de façon strictement inverse de 347.323 € à 374.020 € (cellules «K27 » à « O27 »)
  • La base de comparaisons étant le seul investissement financier (cellule « J28 ») la ligne « 28 » = « Contrôle de Cohérence » affiche bien un montant constant de 447.648 €  (cellules « J28 » à « O28 » quel que soit le montant du remboursement anticipé simulé.

=> Et la réduction sur le Coût du Crédit (cellules « Z16 » à « AC16 ») est bien strictement égal à l’accroissement de la Valeur du patrimoine Total (cellules « Z17 » à « AC17 »).

=> Le bouton macro « CALCUL » ayant été activé, regardons maintenant les quatre taux pivots de rémunération de l’épargne calculés :

  • 3,5617% pour un remboursement anticipé partiel de 10.000 €
  • 3,5785% pour un remboursement anticipé partiel de 15.000 €
  • 3,5950% pour un remboursement anticipé partiel de 20.000 €
  • 4,0410% pour un remboursement anticipé total de 126.241 €

Donc, ainsi que déjà indiqué antérieurement, fonction du montant de remboursement simulé, si le taux réel de rémunération de votre épargne est inférieur aux valeurs ci-dessus, le remboursement vous est bénéfique ; il est contraire à votre intérêt dans le cas inverse.

Vérifions le à partir de ce cas d’école pris par défaut et – en cellule « AC5 » – saisissons un taux de 3,58% par exemple soit le taux médian de ceux ci-dessus affichés.

=> L’on constate immédiatement :

  • Des pertes avec les remboursements de 10.000 € et 15000 € (Cellules « Z16 et AA16 » = Coût Crédit Corrigé accru) et (Cellules « Z17 et AA17 » = Valeur Patrimoine Total réduite).
  • Des gains avec les remboursements de 20.000 € et total (Cellules « Z17 et AA17 » = Coût Crédit Corrigé réduit) et (Cellules « Z17 et AA17 » = Valeur Patrimoine Total accrue).

NB) – Si vous voulez procéder à de nouvelles simulations, ne pas oublier d’actualiser le taux de rémunération de l’épargne en cellule « AC5 » et de cliquer de nouveau sur le bouton « CALCUL ».

Bonnes simulations.

Cdt

Simul_RA Partiel

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