Dans l’actu de la semaine : les Français n’aiment pas les riches, et le canard (boiteux) fait son entrée dans la basse-cour

Les Français n’aiment pas les riches… mais veulent le devenir !

Cette semaine, nous avons reçu à la rédaction de cBanque, le résultat d’un sondage Ifop pour Prêt d’union intitulé « être riche en France ». L’institut de sondage a interrogé un échantillon de 1.002 personnes (« représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » nous promet Ifop) du 18 au 20 septembre 2012. Et les résultats sont édifiants ! 78% des sondés estiment qu’il est « mal perçu » d’être riche en France, dont 21% qui pensent même que c’est « très mal perçu ». Pourquoi cette antipathie envers son voisin qui gagne plus que soi ? Les résultats du sondage ne nous disent pas si c’est par jalousie mais nous envoient plutôt sur la piste du « comportement des riches ». A la question « diriez-vous que le comportement des riches aujourd’hui en France est exemplaire ? », 82% des personnes interrogées répondent « Non » (51% de « Non, plutôt pas » et 31% de « Non, pas du tout »). C’est peut-être cela leur principal défaut aux riches, ne pas être exemplaires.

Les Français ont donc plutôt la dent dure contre les riches mais, paradoxalement, 76% des sondés affirment que « c’est une bonne chose de vouloir gagner de l’argent et devenir riche ». A condition de payer ses impôts en France : les riches ont ce devoir pour 84% des personnes interrogées par Ifop.

Le « canard boiteux » de Jouyet ne cancane plus

Après les entrepreneurs qui ont créés le buzz autour des « pigeons » et des « moineaux », c’est Jean-Pierre Jouyet qui a donné son heure de gloire au « canard » en fin de semaine dernière. Le futur président de la Banque publique d’investissement a fait sa première gaffe au micro d’Europe 1. A la question de Jean-Pierre Elkabbach, « est-ce que la BPI devra sauver Florange ? », la réponse de M. Jouyet est clair : « la BPI aura vocation à maintenir l’activité et non pas à aider les canards boiteux ». Cette semaine, nous vous expliquions sur cBanque que la BPI proposera des prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) pour « les accompagner tout au long de leur développement ». Pour Jean-Pierre Jouyet, la BPI ne viendra pas en aide à l’aciérie de Florange car elle appartient à un grand groupe, celui d’ArcelorMittal. Mais l’expression « canard boiteux » est lâchée et c’était le mot de trop. Salariés de Florange, syndicats et politiques s’en sont donnés à cœur joie, tous étant « indignés », « insultés » ou « choqués » par les propos de l’actuel directeur général de la Caisse des Dépôts. Jean-Pierre Jouyet a bien tenté d’éteindre la polémique en déclarant dans un communiqué qu’il avait « le plus grand respect pour les salariés de Florange, héritiers d’une forte tradition sidérurgique française ». Mais il avait déjà mis les pieds… dans la mare.

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