Banque : tous les frais engendrés par un découvert

Vos dépenses ont dépassé vos rentrées d’argent, le solde de votre compte passe en négatif : vous êtes à découvert. Une opération qui est loin d’être gratuite. Tour d’horizon des différents frais que votre banque peut vous appliquer.

Cubes rouges avec des pourcentages
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En vous accordant une autorisation de découvert, votre banque vous autorise à mettre ponctuellement le solde de votre compte en territoire négatif. Une autorisation matérialisée par la signature d’un contrat mentionnant le montant de découvert convenu (par exemple 500 euros) ainsi que la durée permise. A la mise en place de ce découvert autorisé et par la suite, des frais périodiques sont souvent facturés, soit en montant fixe, soit en pourcentage du montant autorisé. Ce service peut aussi être compris dans le forfait de compte de certaines banques. Un découvert non autorisé correspond lui soit à un dépassement de découvert autorisé, soit au passage du compte dans le rouge lorsqu’aucun découvert n’avait été convenu avec la banque.

Dans les deux cas, la banque va prélever des agios (intérêts débiteurs). Le taux de découvert utilisé pour calculer ces intérêts sera alors mentionné dans le relevé de compte. En toute logique, le taux appliqué pour un découvert convenu doit être inférieur à celui d’un découvert non autorisé.

Sur les taux appliqués, les établissements bancaires ne communiquent pas tous de la même manière. Certains publient dans leur brochure tarifaire leurs taux débiteurs, comme BNP Paribas (taux du découvert autorisé de 15,90%) et BforBank (7%). D’autres vont simplement communiquer une formule composée d’un taux de base bancaire et d’une marge à ajouter. C’est le cas le plus souvent dans les banques régionales, à l’image de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur et de la Banque Populaire du Nord. Certaines banques, enfin, ne donnent aucune information et ne font référence qu’au taux de l’usure (qui est le taux maximal qu’elles peuvent utiliser), notamment pour le taux de découvert non autorisé.

Sur les petits découverts, certaines banques prélèvent un minimum forfaitaire d’agios. L’établissement prélèvera ce montant, généralement 3 ou 4 euros, s’il est supérieur au montant des agios calculés. Cependant, cette pratique est contestable.

De manière plus classique, lors d’un dépassement de découvert ou lorsque que le compte est à découvert depuis trop longtemps, deux cas de fonctionnement irrégulier du compte, les banques peuvent également appliquer des commissions d’intervention. Ces commissions peuvent s’ajouter ou être comprise dans les frais de rejet de chèques, de prélèvement ou de virement.

Mais, ce n’est pas fini. Sur les découverts, les banques ont aussi fait preuve d’imagination : certaines peuvent appliquer une « commission du plus fort découvert » – un pourcentage appliqué au solde débiteur le plus important constaté sur la période – à l’image de HSBC ou une « commission d’immobilisation » – commission perçue par la banque lorsque le compte est resté débiteur sur une longue période – comme à la Banque Populaire Bourgogne Franche Comté.

Avec tous ces frais, le découvert devient un « produit de luxe » qu’il vaut mieux éviter !

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